Célèbre pour ses chansons en français, Jacques Brel est en fait belge. “Ce qui compte c’est l’intensité d’une vie pas la durée d’une vie Brel ” Cette maxime, prononcée par Jacques Brel dans une interview en 1971, reflète parfaitement son idéologie vitale. L’artiste avait 42 ans à l’époque et savait très bien ce qu’il disait.

Brel : agressif, passionné, outrancier !

Ce jeune homme, dont l’attitude anticonformiste l’avait poussé à abandonner la sécurité économique et financière offerte par la maison familiale un peu plus de deux décennies auparavant, avait des objectifs très clairs. Nommé ; Jacques Romain Georges Brel, nom qu’il allait abréger au début de sa carrière artistique, il était un véritable amoureux de la liberté.
A 29 ans, en 1961, Brel se produit pour la première fois à l’Olympia à Paris en tant que soliste. A la différence de son spectacle Belgique, son triomphe est absolu, les critiques s’en remettent aux preuves et Piaf trinque à l’artiste avec un bon vin rouge. Une étoile est née. La même année, Brel vend 500.000 exemplaires de son album La valse a mille temps, un jalon pour un “nouveau venu”. C’était au temps où la légende de l’interprète prend son envol. Pendant ce temps, sa vie personnelle continue de vaciller, sa collection de maitresses le remplit de culpabilité, mais il s’éloigne de sa femme et de ses trois filles. “La paternité n’existe pas “, dit-il.
En 1956, sa chanson “Quand on n’a que l’amour” lui vaut le prestigieux Charles Cross Prize et trois ans plus tard, il enregistre sa jacque brel chanson la plus célèbre : Ne me quitte pas. La légende raconte qu’Edith Piaf, en l’entendant, disait : ” Un homme ne devrait pas chanter de telles choses “. Inspirée par son désespoir devant la menace d’être abandonnée par Zizou, une de ses maîtresses, la composition est toujours détestée par l’artiste qui la définit comme “l’histoire d’un connard, d’un échec, d’un lâche”. Paradoxalement, Ne me quitte pas deviendra finalement un classique, probablement le plus rayonnant de l’histoire.

Non, Jacques Brel n’est pas mort !

c'était au temps de BrelEn 1964, Brel retourne au mythique théâtre de l’Olympia. Il y présente un autre de ses succès instantanés, la chanson jacques brel Amsterdam. Son évocation des sirènes des ports maritimes est sans égal.
Des années plus tard, le caméléon David Bowie l’adaptera et l’intégrera à son répertoire.

 

En 1967, il prend une décision : toujours exigeant de lui-même, craignant de devenir un “officiel de la musique”, soucieux de défendre son indépendance et refusant de se plier aux exigences professionnelles du show business, il abandonne pratiquement les chansons de Brel pour se consacrer au cinéma et au théâtre. C’est alors que Jacques décide une fois de plus de changer son mode de vie.
En février 1974, il acquiert l’Askoy II, magnifique voilier de 19 mètres, et s’embarque pour un long voyage qui se termine le 24 juillet aux îles Canaries. Là, les symptômes d’une maladie mortelle, le cancer du poumon, se manifestent. Il retourne à Bruxelles et, quelques semaines après avoir subi une opération délicate, il embarque à nouveau, déterminé à traverser l’Atlantique. En novembre 1975, il arrive aux îles Marquises et décide de s’installer aux côtés de Maddly Bamy, un jeune mulâtre d’une beauté extraordinaire, dans une petite maison sur une des îles de l’archipel, Hiva-Oa.
En 1977, Brel revient à Paris en secret et enregistre discrètement ce qui sera son dernier album, Les Marquises, afin d’être publié comme un événement sensationnel. La longue durée de conservation, dont plus d’un million de commandes sont vendues à l’avance, remporte un succès sans précédent.

Catégories : Loisirs

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avec la participation de: efficientcall.fr